Un jeune homme sino-coréen part en Corée du Sud pour retrouver sa mère, qui l’a abandonné quatorze ans plus tôt. Un drame coréen sobre et mélancolique sur l’exil, la maternité, la rancœur et les blessures familiales.
Attention : Film deconseillé au moins de 12 ans
C’est un film sud-coréen sorti en 2018, réalisé par Jéro Yun. Sa durée est d’environ 104 minutes.
Titres : Beautiful Days / 뷰티풀 데이즈
Plateforme : Aucune en France
Genre : Drame – famille – exil – retrouvailles – mélodrame
Pays : Corée du Sud / France
Langue : Coréen
Story : Zhen Chen est un jeune étudiant sino-coréen qui vit en Chine avec son père. Lorsque ce dernier tombe gravement malade, il lui demande de partir en Corée du Sud pour retrouver sa mère, disparue de leur vie depuis quatorze ans. Zhen Chen accepte, mais ce voyage n’a rien d’une quête tendre ou réconfortante. Il ne cherche pas une mère idéale. Il cherche une femme qui l’a abandonné. Une femme qu’il ne connaît presque plus. Une femme envers laquelle il porte déjà une colère immense avant même de la revoir. Lorsqu’il la retrouve à Séoul, la réalité est bien plus douloureuse que ce qu’il imaginait. Sa mère travaille dans un bar. Elle semble avoir reconstruit sa vie loin de lui, loin de son père, loin de ce passé qu’elle paraît vouloir garder enfoui. Mais derrière son silence se cache une histoire plus complexe, marquée par la fuite, la survie, la honte et les sacrifices.
Les acteurs principaux : Lee Na-young (la mère de Zhen Chen), Jang Dong-yoon (Zhen Chen), Oh Kwang-rok (le père de Zhen Chen), Lee Yoo-jun (un proxénète lié au passé de la mère).
Trailer : https://www.youtube.com/watch?v=RvyhYAwtJjs
Mon avis : ❤️❤️
Beautiful Days est un film lent, sobre et mélancolique. Il raconte une relation mère-fils presque impossible à réparer en montrant la distance, la colère, les silences et cette difficulté terrible à aimer quelqu’un qui nous a blessé avant même qu’on puisse comprendre pourquoi. Il avance avec retenue, presque avec froideur, comme si les personnages étaient trop abîmés pour exprimer clairement ce qu’ils ressentent. Jang Dong-yoon est très juste dans le rôle de Zhen Chen. Il joue un fils blessé, en colère, dur, parfois injuste, mais complètement perdu entre l’envie de comprendre, et le besoin de punir. Il veut voir sa mère, mais il refuse déjà de l’aimer. Lee Na-young donne au film sa part la plus mystérieuse. Son personnage parle peu, se défend peu, explique peu. On sent qu’elle porte une histoire lourde, mais le film prend son temps avant de dévoiler les raisons de son abandon. Cela rend le personnage à la fois frustrant, distant et touchant. Le sujet est quand même fort : l’exil nord-coréen, la maternité, l’abandon, la survie, la honte et la difficulté de réparer ce qui a été brisé trop tôt. Le film a une vraie beauté visuelle et une atmosphère triste. Malheureusement il est trop lent. L’émotion existe, mais elle reste contenue. Le film demande de la patience, car il privilégie les silences, les regards et les non-dits plutôt que les grandes scènes dramatiques.
Je mets ❤️❤️, car Beautiful Days est un drame sensible, bien interprété et intéressant, avec un Jang Dong-yoon convaincant dans un rôle profond et grave. Le film touche par son sujet et sa mélancolie, mais il manque d’intensité et de rythme pour devenir vraiment bouleversant.


